Bien souvent, pour démarrer un nouveau site, les trois matériaux de base sont :

  • La charte graphique plus ou moins aboutie,
  • Les fonctionnalités attendues sachant qu’au final, le site ne ressemblera pas toujours à ce qui était prévu initialement,
  • Les outils de développement web.

En général, la première étape consiste à découper les maquettes graphiques en éléments de base. Et là, bien souvent, la première impulsion est de donner à ces éléments des noms purement fonctionnels.

Mais, bien qu’il soit plus aisé pour un programmeur de codifier ses éléments, notamment graphiques, il est utile de leur donner de vrais noms, explicitant la fonctionnalité ou l’objet, dans la langue du site. Le plus simple et le plus fonctionnel est d’utiliser des mots simples, séparés par le tiret et évitant les caractères accentués et spéciaux.

En effet, les internautes et les moteurs associeront automatiquement et naturellement un poids plus important à, par exemple, un bouton nommé «recherche.gif» que «but-rech.gif». De même, pour un site en français, l’image d’entête est souvent nommée header.gif et non pas par exemple, en-tete-site.gif.

Cette notion de «syntaxo-sémantico», peut être déclinée par la suite à tous les niveaux de programmation, que ce soit dans le choix des noms de variables, de fonctions, de modules, de librairies, de fichiers ou de pages. Le nom des pages et des répertoires qui pourront former les urls pointant sur les pages web est, en effet, triplement significatif. Les urls ainsi formées, guident non seulement la navigation mais elles sont utilisées par les outils de suivi de référencement fournis par les moteurs ou par d’autres fournisseurs. En résumé, plus l’url est lisible, plus elle sera exploitable :

  • Par le moteur pour présenter la page au sein des résultats car les moteurs accordent plus d’importance à une page dont le nom est rapport avec le contenu ;
  • Par l’internaute pour le confirmer au premier coups d’œil dans son choix que cette page est celle qui correspond à sa demande car il sera plus enclin à cliquer sur une page dont le nom correspond à sa demande ou dont le nom signifie quelque chose dans sa propre langue ;
  • Par l’outil de suivi qui pourra intégrer cette page à ses résultats de suivi et dont ceux-ci seront analysés par la suite en vue d’améliorer le référencement.

Néanmoins, il peut être nécessaire d’utiliser des outils de développements qui génèrent des urls dynamiques. Dans ce cas, il faut de se pencher, dès la conception, sur la manière dont l’outil gère l’url rewriting, c’est à dire la technique permettant de transformer des urls dynamiques illisibles en urls lisibles. Malheureusement, tous les outils n’intègrent pas encore nativement la technologie de l’url rewriting. Afin de résoudre ce qui à l’usage pourrait se révéler un problème,, il est important de bien étudier comment l’outil et le serveur vont intégrer cet url rewriting. Ceci permettra de prévoir les règles de génération des urls afin de les gérer nativement proprement.

A titre d’exemple, les dernières versions de joomla et wordpress intégrent maintenant très naturellement l’url-rewriting. Dans ces deux cas, il suffit :

  • d’adapter, si nécessaire, à la configuration du serveur htpp les fichiers htaccess fournis en exemple lors de l’installation du logiciel en .htaccess,
  • de les renommer en .htaccess,
  • de les déposer à la racine du site,
  • d’activer le module d’url rewriting au sein du logiciel (options Global Configuration/Seo/Search Engine Friendly et Dynamic PageS Titles dans Joomla, option Settings/Permalinks dans WordPress).

Ces deux outils illustrent bien la manière dont la plupart des outils autorisent maintenant l’url-rewriting : le logiciel génère les noms des pages en fonction :

  • du titre de l’article dans le cas du système de gestion de contenu,
  • du billet ou de la page, dans le cas du moteur de blogs.