C’est en tout cas, le parti que me semble prendre Google tant ses derniers développements algorithmiques et ses dernières guidelines l’opinion commune et la notoriété au détriment de la pertinence et du « pas de côté ».

Et irais-je même plus loin : au détriment de l’intelligence. Penser simple dans un monde complexe est certes attrayant mais est-ce toujours la voie la meilleure ? Comment favoriser l’émergence de pensées et de voies novatrices dans un monde submergé par l’opinion du plus grand nombre, le plus souvent façonnée par celle des médias les plus implantés ?

Un exemple très simple ?

Si, soucieux de ma santé, j’interroge Monsieur Google, sur l’influence de ma consommation de chocolat sur cette dernière, ma recherche fait ressortir, en première page, deux dossiers extraits de 2 médias réputés (le figaro et France info). Dossiers intéressants certes, mais néanmoins assez superficiels, peu nourris de références scientifiques.

Une recherche un peu plus approfondie fait ressortir des éléments de réponses substantiellement plus étayés : par exemple le dossier Doctissimo en 2ème page des résultat de recherche ; infirmiers.com en 5ème page des résultat de recherche.

Mais pourquoi, la nature de leur contenu, ne permet plus, leur apparition en 1ere page comme éléments d’information de première qualité ? Audience insuffisante du média par rapport aux « blog buster » de l’information ?Sommes nous définitivement condamnés à suivre la voie du plus grand nombre ? Des acteurs ayant pignon sur rue ? Celle, dont parlait Nietzsche « des estimations habituelles et des habitudes estimées » ?

En pratique, celle de l’assoupissement intellectuel et de l’abandon des controverses heuristiques ?